Alimentation et philosophie

Bonjour

Au début du mois de décembre, j’ai assisté à une conférence de Frédéric Lenoir, en lien avec son dernier livre « Le miracle Spinoza ».

Spinoza
Pendant la conférence, il a abordé le sujet de l’alimentation, en expliquant que certains aliments sont bons pour nous, et d’autres mauvais, et que malheureusement, certains aliments que nous trouvons bons au goût, peuvent se révéler être des « poisons » pour notre corps.

Pour vous donner un exemple personnel : j’aime énormément les avocats, mais au fil du temps je suis devenue allergique, et je ne peux plus en manger.
Pour faire le lien avec Spinoza et les propos de Frédéric Lenoir, quand je mangeais de l’avocat, cela me procurait de la joie (puisque j’aime le goût et la texture), mais il se trouve que mon corps le supporte très mal. Je ne peux donc plus en manger, alors j’essaie de me tourner vers d’autres aliments que j’aime et qui me conviennent.

avocat
Quand on est intolérant ou allergique à un aliment, il s’agit donc de réorienter notre désir (d’en manger) vers un autre aliment, qui sera bon au goût, et qui fera du bien à notre corps.

Tout cela demande une bonne connaissance de soi, et s’apprend avec l’expérience.
Ce qui est bon pour l’un, ne l’est pas forcément pour l’autre.
Par exemple, certaines personnes peuvent boire du lait en grande quantité sans que cela pose le moindre problème, et d’autres vont avoir des maux de ventre dès qu’elles en boiront un peu.

Cela me fait penser aux régimes que l’on retrouve chaque année dans les magazines, avec des injonctions à manger ceci et pas cela, et des quantités basées sur quoi ? Chaque personne est différente, et a donc des besoins différents. Il y a bien sûr des « fourchettes » selon l’âge, la taille et le poids. Mais aucune prise en compte de l’activité, du métabolisme, des goûts et des intolérances de la personne.

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Pour en revenir aux propos de Frédéric Lenoir au sujet de la pensée de Spinoza, il explique également que nous pouvons tout à fait choisir de manger des choses qui nous procurent de la joie mais qui sont mauvaises pour notre corps (aliments gras et sucrés, par exemple).

Il y a, d’une part, une question de quantité. Et ce que je constate, que ce soit en nutrition, ou en phytothérapie, c’est que la dose fait le poison. Evidemment, ce n’est pas une révélation, mais cela s’applique à beaucoup de choses de la vie…

En dehors des cas d’allergie ou d’intolérance, il vaut mieux ne rien diaboliser, et s’autoriser un verre de temps en temps, une pâtisserie, ou une raclette (puisque c’est de saison). Si notre corps ne nous met pas en alerte (réaction allergique, mauvaise digestion, etc…), pourquoi ne pas se faire plaisir ?
L’équilibre alimentaire doit passer par le plaisir de manger. 
Bien évidemment, un régime à base de graisse, d’alcool et de sucre, finira par vous faire du mal, il faut aussi en être conscient.

Junk food

D’autre part, toujours d’après Spinoza, la sagesse n’est pas un devoir. Ce qui signifie ici, que chaque personne est libre de consommer des aliments qu’elle sait néfastes pour sa santé. Ou bien elle peut choisir la sagesse, et consommer des aliments qu’elle aime (ou qu’elle a appris à aimer) car elle sait qu’ils sont bénéfiques, et qu’elle sera en meilleure santé en les consommant. Cela augmentera sa vitalité, et sa joie de vivre.

Pour conclure, si j’ai eu envie de vous parler de cela, c’est parce que cela correspond totalement à ma façon de voir les choses, et de travailler.
Chaque personne est unique, et doit être prise en compte dans son unicité. C’est, à mon avis, l’une des clés de la réussite d’un accompagnement.
J’espère que cet article n’aura pas été trop « indigeste » 🙂

Je vous souhaite un excellent début de semaine.
Prenez soin de vous 🙂

Images : pixabay unsplash


Nutrition et phytothérapie

Qu’est-ce que la nutrition ?

Pour commencer, voyons un peu comment l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit la nutrition :

« La nutrition c’est l’apport alimentaire répondant aux besoins de l’organisme. Une bonne nutrition – c’est-à-dire un régime adapté et équilibré – et la pratique régulière d’exercice physique sont autant de gages de bonne santé. 

Une mauvaise nutrition peut entraîner un affaiblissement de l’immunité, une sensibilité accrue aux maladies, un retard de développement physique et mental et une baisse de productivité. »

On appelle « malnutrition » une alimentation déséquilibrée, qui concerne tous les pays du monde, et que l’on divise en deux catégories :

– La première est la dénutrition, qui comprend le retard de croissance (faible rapport taille/âge), l’émaciation (faible rapport poids/taille), l’insuffisance pondérale (faible rapport poids/âge) et les carences ou les déficiences en micronutriments (manque de vitamines et de minéraux essentiels).
On estime à 462 millions le nombre de personnes adultes en insuffisance pondérale.

– L’autre catégorie comprend le surpoids, l’obésité et les maladies non transmissibles liées à l’alimentation (par exemple les cardiopathies, les accidents vasculaires cérébraux, le diabète et le cancer). Cela concerne environ 1,9 milliard d’adultes dans le monde.
Les principales causes de ces déséquilibres sont liées à des facteurs économiques. En effet, beaucoup de personnes n’ont pas accès à de la nourriture de qualité, et se nourrissent à base de produits peu coûteux mais riches en graisses, en sucres et en sel.
Cela entraine une augmentation du taux d’obésité et du surpoids chez les adultes et les enfants. Le mode de vie de plus en plus sédentaire des populations est également un facteur aggravant.
On constate que l’on peut être en surpoids mais carencé en nutriments si l’alimentation n’est pas variée et pauvre en fibres, vitamines et minéraux.

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Les conséquences du surpoids et de l’obésité sont l’augmentation du risque de certaines maladies chroniques comme :
– les maladies cardiovasculaires (principalement les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux)
– le diabète
– les troubles musculo-squelettiques, en particulier l’arthrose
– certains cancers (sein, ovaires, prostate, endomètre, foie, vésicule biliaire, rein et colon).

Il est donc très important de faire preuve de vigilance lorsque le surpoids s’installe.

Bien souvent, les personnes concernées sont tentées de suivre des régimes restrictifs et déséquilibrés, afin de perdre quelques kilos rapidement.

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Chaque année, on voit fleurir de nouveaux régimes hypocaloriques qui promettent une perte de poids rapide mais qui malheureusement sont très difficiles à suivre, avec beaucoup de restrictions et de contradictions, et qui peuvent engendrer des carences voire des troubles du comportement alimentaire. Ces régimes ont aussi souvent pour conséquence une reprise de poids plus importante lorsque le sujet revient à une alimentation normale, appelée « effet yo-yo ».

Il est préférable d’opter pour un rééquilibrage alimentaire, en tenant compte de la personne, de son mode de vie et de ses goûts, afin de corriger en douceur mais de manière durable ses erreurs en matière d’alimentation et d’hygiène de vie.

La place de la phytothérapie dans un rééquilibrage alimentaire

Pour aider dans cette démarche de perte de poids/rééquilibrage alimentaire, il ne s’agit pas de se limiter à des conseils diététiques, mais aussi d’accompagner la personne dans son individualité, en ayant recours, par exemple, à la phytothérapie.

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L’utilisation des plantes dans le cadre d’un rééquilibrage alimentaire peut être une aide précieuse, car elle agit sur plusieurs aspects importants pour optimiser les chances de réussite.
Nous pourrons voir ensemble, lors des consultations, quelles plantes sont adaptées à votre cas.

Source: OMS
Images: pixabay   we heart it   unsplash

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