Alimentation et philosophie

Bonjour

Au début du mois de décembre, j’ai assisté à une conférence de Frédéric Lenoir, en lien avec son dernier livre « Le miracle Spinoza ».

Spinoza
Pendant la conférence, il a abordé le sujet de l’alimentation, en expliquant que certains aliments sont bons pour nous, et d’autres mauvais, et que malheureusement, certains aliments que nous trouvons bons au goût, peuvent se révéler être des « poisons » pour notre corps.

Pour vous donner un exemple personnel : j’aime énormément les avocats, mais au fil du temps je suis devenue allergique, et je ne peux plus en manger.
Pour faire le lien avec Spinoza et les propos de Frédéric Lenoir, quand je mangeais de l’avocat, cela me procurait de la joie (puisque j’aime le goût et la texture), mais il se trouve que mon corps le supporte très mal. Je ne peux donc plus en manger, alors j’essaie de me tourner vers d’autres aliments que j’aime et qui me conviennent.

avocat
Quand on est intolérant ou allergique à un aliment, il s’agit donc de réorienter notre désir (d’en manger) vers un autre aliment, qui sera bon au goût, et qui fera du bien à notre corps.

Tout cela demande une bonne connaissance de soi, et s’apprend avec l’expérience.
Ce qui est bon pour l’un, ne l’est pas forcément pour l’autre.
Par exemple, certaines personnes peuvent boire du lait en grande quantité sans que cela pose le moindre problème, et d’autres vont avoir des maux de ventre dès qu’elles en boiront un peu.

Cela me fait penser aux régimes que l’on retrouve chaque année dans les magazines, avec des injonctions à manger ceci et pas cela, et des quantités basées sur quoi ? Chaque personne est différente, et a donc des besoins différents. Il y a bien sûr des « fourchettes » selon l’âge, la taille et le poids. Mais aucune prise en compte de l’activité, du métabolisme, des goûts et des intolérances de la personne.

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Pour en revenir aux propos de Frédéric Lenoir au sujet de la pensée de Spinoza, il explique également que nous pouvons tout à fait choisir de manger des choses qui nous procurent de la joie mais qui sont mauvaises pour notre corps (aliments gras et sucrés, par exemple).

Il y a, d’une part, une question de quantité. Et ce que je constate, que ce soit en nutrition, ou en phytothérapie, c’est que la dose fait le poison. Evidemment, ce n’est pas une révélation, mais cela s’applique à beaucoup de choses de la vie…

En dehors des cas d’allergie ou d’intolérance, il vaut mieux ne rien diaboliser, et s’autoriser un verre de temps en temps, une pâtisserie, ou une raclette (puisque c’est de saison). Si notre corps ne nous met pas en alerte (réaction allergique, mauvaise digestion, etc…), pourquoi ne pas se faire plaisir ?
L’équilibre alimentaire doit passer par le plaisir de manger. 
Bien évidemment, un régime à base de graisse, d’alcool et de sucre, finira par vous faire du mal, il faut aussi en être conscient.

Junk food

D’autre part, toujours d’après Spinoza, la sagesse n’est pas un devoir. Ce qui signifie ici, que chaque personne est libre de consommer des aliments qu’elle sait néfastes pour sa santé. Ou bien elle peut choisir la sagesse, et consommer des aliments qu’elle aime (ou qu’elle a appris à aimer) car elle sait qu’ils sont bénéfiques, et qu’elle sera en meilleure santé en les consommant. Cela augmentera sa vitalité, et sa joie de vivre.

Pour conclure, si j’ai eu envie de vous parler de cela, c’est parce que cela correspond totalement à ma façon de voir les choses, et de travailler.
Chaque personne est unique, et doit être prise en compte dans son unicité. C’est, à mon avis, l’une des clés de la réussite d’un accompagnement.
J’espère que cet article n’aura pas été trop « indigeste » 🙂

Je vous souhaite un excellent début de semaine.
Prenez soin de vous 🙂

Images : pixabay unsplash


L’importance de l’accompagnement lorsque l’on veut mincir

Bonjour !

Aujourd’hui, je vais vous parler de la place d’un accompagnement lorsque l’on s’engage dans un changement d’habitudes, notamment concernant l’alimentation et l’activité physique.

Comment cela se passe…
Généralement, on se rend compte qu’on a pris un peu de poids, et on se dit qu’on va se ressaisir en faisant attention quelque temps. On décide de s’y mettre, et on choisit tel ou tel régime parce qu’une collègue ou notre meilleure amie a fondu en très peu de temps, grâce à cela. Au début on est très motivé(e). On mange léger (trop ?), on ressort son maillot de bain pour aller à la piscine et on est content(e) de voir qu’on fait des efforts qui vont payer. On se sent mieux, avec plus d’énergie. On commence à monter sur la balance de plus en plus souvent, parfois chaque jour, pour voir si on a perdu 100 ou 200 grammes, et très vite, notre pèse-personne devient le baromètre de notre humeur.

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La perte de poids se fait par paliers, ce qui veut dire que régulièrement, on stagne et on ne perd plus du tout, parfois il arrive même que l’on reprenne un peu. Alors, si on est seul(e), on ressent de la colère, de la frustration… Tous ces efforts pour un tel résultat !
Si cela dure, on finit par se décourager, et on reprend nos anciennes habitudes. Souvent, on « se venge » même sur la nourriture. Puisque cela ne fonctionne pas, autant se lâcher. On s’est tellement privé(e)… Et le maillot de bain retourne bien évidemment au fond d’un tiroir.

À la frustration s’ajoute un sentiment d’échec, on se reproche de n’avoir aucune motivation. On s’en veut de ne pas réussir, et l’image de soi est égratignée.
On finit par reprendre le poids perdu, souvent avec un petit surplus. Et on retombe un peu plus tard dans les privations en se promettant que cette fois-ci, on y arrivera.

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Mon expérience me fait dire qu’on n’y arrive jamais de cette façon là.
Lorsque l’on est décidé à retrouver un poids de forme, de manière durable, cela prend un peu plus de temps, et cela doit être fait correctement.

Un accompagnement est alors indispensable. Une personne formée en nutrition saura vous aider à comprendre pourquoi vous prenez du poids, et vous proposera un
programme adapté à votre situation et à vos goûts. 
Elle sera là pour vous aider à changer certaines habitudes, en vous respectant, et pour vous donner des conseils pour réussir. Mais elle saura également vous soutenir et vous encourager lorsque votre motivation baissera, et vous aider à atteindre votre objectif. 
Ce sont des choses que l’on peut très difficilement faire seul(e) sur la durée, ni même avec une amie, aussi bienveillante soit-elle.

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J’en ai déjà parlé dans un précédent article, les régimes restrictifs ne sont pas une solution à long terme, ni même à moyen terme. 
Pour être en paix avec son corps, il faut être prêt(e) à prendre le temps de faire les choses  sérieusement mais aussi plus lentement qu’avec un régime trouvé sur internet ou dans un magazine. Il faut donc accepter d’être patient(e) et persévérant(e).
Si vous attendez le mois de mai pour reprendre votre santé en main, parce que l’horrible épreuve de l’essayage du maillot de bain arrive à grand pas, c’est un mauvais calcul. Pourquoi perdre du temps, et se retrouver au printemps à s’affamer en regrettant de ne pas avoir pris les choses en main plus tôt ?

Si vous désirez vous débarrasser pour de bon de vos kilos superflus, et que vous souhaitez être accompagné(e) dans votre démarche, je suis à votre disposition.
Vous pouvez me contacter via l’onglet « Contact ». Je vous invite à lire également les pages « Qui suis-je ? » et « Prestations » pour avoir de plus amples informations.

Je vous souhaite un bon dimanche !

Images : pixabay unsplash


La phytothérapie dans un rééquilibrage alimentaire – La modération de l’appétit

Bonjour !

Aujourd’hui, voici mon deuxième article consacré à la phytothérapie lors d’un rééquilibrage alimentaire, et je vais donc vous parler de la modération de l’appétit.

Chez certaines personnes, la surcharge pondérale est liée à une mauvaise régulation de l’appétit. Et il arrive fréquemment que la faim soit confondue avec l’envie de manger. Ce sont pourtant deux choses différentes, la faim étant physiologique, et l’envie de manger plutôt psychologique. J’écrirai un article à ce sujet très bientôt.

Pour les personnes qui mangent vite et souvent trop (la sensation de satiété arrivant généralement au moins 15 minutes après le début du repas), on peut apporter une aide avec des plantes qui agiront comme « modérateurs de l’appétit ».
Ce sont des plantes qui, prises avec une boisson, gonflent dans l’estomac et donnent une impression de satiété. Leur utilisation peut être intéressante dans un premier temps, mais ne doit pas être considérée comme une solution à long terme. Il convient plutôt de comprendre pourquoi on mange trop, et de trouver des solutions pour y remédier de manière durable.

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Parmi toutes les plantes, les algues sont très indiquées pour obtenir cet effet modérateur l’appétit.
Parmi les plus connues, le Fucus (aussi appelé Varech), est constitué d’oligo-éléments, d’iode et de sels minéraux. Le fucus augmente le volume du bol alimentaire en gonflant dans l’estomac, et provoque donc une sensation de satiété.
Il est important de noter que c’est un stimulant thyroïdien, à ne pas consommer en cas d’hyperthyroïdie. A éviter également en cas d’allergie à l’iode. 
On peut le prendre sous forme de décocté, d’extrait aqueux ou de préparation magistrale.

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La Carragheen est aussi une algue, composée de carraghénates, de mucilages, de protéines, d’acides aminés , de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Elle a la capacité de former un gel qui se dissout facilement dans l’eau chaude.
Elle a un effet calmant et anti-inflammatoire sur les muqueuses digestives.
Il faut éviter de la consommer en même temps que des médicaments.
On peut la prendre sous forme de préparation magistrale (en gélules).

Konjac
Le Konjac est une plante originaire d’Asie, qui pousse à partir d’un tubercule pouvant atteindre 3 ou 4 kilos. Il contient une fibre appelée glucomannane, soluble et visqueuse, qui en présence d’un liquide, va former un gel gluant et très dense. Cette fibre jusqu’à 60 fois son poids en eau et ne contient pas de calories. C’est donc une plante de choix pour modérer l’appétit.
Il faut l’éviter en cas d’obstruction du tube digestif, ou de mégacôlon.
On l’utilise sous forme de gélules à prendre avant les repas.

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Les graines d’Ispaghul (ou Plantain des Indes) sont utilisées en phytothérapie. Constituées de mucilages , d’huile grasse et d’acide linolénique, elles gonflent en présence d’eau et forment un gel volumineux qui provoque une sensation de remplissage. L’Ispaghul a également une action laxative, et aide à réguler le transit intestinal.
Déconseillé chez les nourrissons et les personnes âgées, il ne faut pas le prendre en cas d’irrigation du côlon.

Les quelques plantes citées ci-dessus ne sont pas les seules, il en existe d’autres qui aident également à modérer l’appétit, mais ce serait trop long de toutes les énumérer.

Et toujours les mêmes recommandations : ne prenez pas de plantes sans avoir consulté un professionnel. Naturel ne veut pas dire sans danger, il convient de faire attention aux contre-indications, et de savoir quelles quantités prendre pour que ce soit efficace sans être dangereux pour votre santé. 

J’espère que cet article vous a plu. La prochaine fois, je vous parlerai des plantes qui accélèrent le métabolisme.

Je vous souhaite un excellent début de semaine !

Images : pixabay algues.info importantmedicinalherbs lady-green


Bien faire ses courses – 3ème partie

Bonjour !

Voici la 3ème et dernière partie sur les astuces pour bien faire ses courses.
Aujourd’hui, on parle des endroits où acheter ce dont nous avons besoin.

Les habitudes varient beaucoup d’une personne à l’autre concernant le lieu des courses. Que l’on habite en centre ville sans véhicule ou en rase campagne à 30 kilomètres du magasin le plus proche, on ne peut forcément pas gérer ses courses de la même façon.

Quel que soit l’endroit, ne partez pas le ventre vide ! Quand on a faim, on est beaucoup plus tenté par les aliments trop gras ou trop sucrés. On se dit qu’on peut bien se faire un petit plaisir, et on finit avec un tas de choses qui ne figuraient pas sur notre liste au départ.

1 – Les supermarchés

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Je ne parle pas de la supérette du coin, mais de ce que l’on appelle hypermarché.
Certaines personnes adorent faire leurs courses dans ces magasins, et d’autres le font par obligation.

Peu importent les raisons, si vous faites vos courses en hypermarché, et que vous avez un budget serré, prudence. Tout est fait pour que vous achetiez un maximum de choses.
Attention aux promos qui n’en sont pas ! Pour avoir une idée, regardez toujours le prix au kilo. J’ai déjà vu des lots qui reviennent moins cher si on achète à l’unité.
Gardez votre liste en main, et restez fixé(e) dessus.

Si vous pouvez éviter les heures de pointe, c’est mieux. Mais en général quand on fait ses courses le samedi après-midi, c’est que l’on n’a pas d’autre créneau pour le faire.

2 – Drive et livraisons 

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Une alternative à la corvée de courses du samedi, c’est de les commander sur internet, et de passer les récupérer au Drive, ou se faire livrer.

L’avantage c’est que vous maitrisez totalement votre budget, et que vous êtes moins tenté(e) de faire des extras.
Les inconvénients, c’est que certains sites n’ont pas tellement de choix, parfois les fruits et légumes arrivent déjà fatigués dans votre frigo, ou on vous prévient à la dernière minute que tel produit est indisponible. Cela peut-être problématique de ne pas avoir d’oeufs si on a prévu une quiche au dîner !

De plus, tous les hypermarchés ne proposent pas de drive ni de livraison. Parfois on n’a aucune possibilité d’échapper à la virée dans l’hypermarché le plus proche.

Concernant les livraisons, évidemment, elles ont un coût, qui peut être limité avec des codes de réduction, ou parce qu’en ayant géré son budget d’une main de maître, on estime avoir mérité ce petit confort, ou alors simplement parce qu’on a de la place chez soi pour stocker un peu, et qu’on peut donc se permettre d’acheter en plus grandes quantités pour une durée plus longue. Il faut juste faire preuve de vigilance par rapport aux produits frais qui périment souvent assez vite (on en reparlera).

3 – Les commerces de proximité, les marchés et les AMAP

Je ne peux que vous inviter à faire vos courses de cette manière, si cela vous est possible. 
Si vous habitez en ville, il y a des marchés tous les jours dans les différents quartiers des grandes agglomérations, y compris le week-end. C’est vraiment très agréable de pouvoir aller au marché, rencontrer les producteurs, parfois pouvoir échanger un peu avec eux.
A la campagne, vous pouvez peut-être trouver des producteurs près de chez vous.

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Vous pouvez aussi rejoindre une AMAP pour profiter de produits frais (souvent bio) et locaux, qui sont livrés chaque semaine à un endroit précis, et que vous n’avez qu’à récupérer. Il y a aussi des sites de producteurs qui livrent sur le lieu de travail. C’est pratique et vous pouvez passer des commandes groupées avec vos collègues.
Il existe de plus en plus de sites, je vous donne deux liens, mais en faisant une recherche, vous en trouverez beaucoup d’autres.

Annuaire des AMAP
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Concernant les commerces de proximité, que dire? Un peu comme les marchés, c’est tellement plus vivant d’aller acheter son steak chez le boucher, ou son pain dans une boulangerie, plutôt que les prendre dans un rayon éclairé au néon sans personne en face. Si vous le pouvez, essayez ! Même si ce n’est pas quotidien, vous contribuerez à maintenir en vie les petits commerce et une vie de quartier. Ca vaut le coup de faire l’effort.

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Idem pour les magasins bio, ils sont souvent à taille humaine, et les personnes qui y travaillent sont généralement disposées à vous renseigner ou vous aider à trouver l’article dont vous avez besoin.

Voilà, c’est fini pour cette série d’articles, j’espère vous avoir donné des idées. Toutes ne s’appliquent pas forcément à votre situation, mais j’espère néanmoins que vous trouverez votre compte.

A bientôt !


Bien faire ses courses – 2ème partie

Bonjour !
Voici le deuxième article sur les astuces pour bien faire ses courses. Aujourd’hui, on fouille dans son frigo et ses placards !

2 – Vérifier son stock

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Une fois que vous avez préparé vos menus, vous pouvez aller voir dans vos placards ce qui vous manque et ce que vous avez déjà en stock (inutile de racheter du riz, si vous avez déjà trois paquets d’avance dans votre placard).

A vrai dire, vous pouvez même faire l’inverse, c’est-dire qu’une fois votre plan de base établi, et avant de décider des recettes précises qui seront à l’honneur chez vous pendant la semaine à venir, vous pouvez regarder ce que vous avez chez vous et adapter vos recettes par rapport à ce que vous trouverez.

Pour reprendre un exemple de mon article précédent, le lundi soir, c’est potage et pâtes. Qu’est ce que j’ai dans mes placards et mon frigo ? Ah des courgettes un peu fatiguées… C’est donc le moment de réaliser le velouté de courgettes, plutôt qu’acheter d’autres légumes et risquer de gaspiller… Vous voyez ce que je veux dire ?

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Si vous préférez faire l’inverse, c’est possible aussi. L’idée, c’est de ne pas acheter trop et de devoir jeter ensuite. On peut aussi de temps en temps décider de faire de la cuisine de « fonds de placards » parce qu’on a stocké des choses depuis longtemps et qu’elles arrivent à la date de péremption.

3 – Faire sa liste de courses

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Une fois les menus faits et les stocks vérifiés, il ne vous reste plus qu’à noter ce qu’il vous manque pour vous nourrir, vous et/ou votre tribu, pour la semaine.

Vous pouvez noter vos courses de plusieurs manières :
par recette
par type (légumes/fruits, produits frais, surgelés, épicerie sucrée, salée, entretien….)
par ordre des rayons. Si vous allez toujours faire vos courses au même endroit et que vous connaissez l’ordre des rayons, vous pouvez classer votre liste en suivant cet ordre. Gain de temps assuré une fois sur place !

J’espère que ces astuces vous aideront.
La prochaine fois, j’aborderai les différentes façons de faire ses courses.
Je vous souhaite une belle fin de week-end !


Bien faire ses courses – 1ère partie

Vous avez peut-être déjà lu des conseils au sujet des courses.
Pour beaucoup de personnes, c’est un véritable défi à relever.
Cette semaine, je vous propose un petit rappel des astuces qui facilitent cette tâche.

1 – Faire des menus

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Je sais que ce n’est pas toujours facile de rester zen lorsqu’on essaie de faire des menus, surtout si on a une famille, et que chacun a des goûts différents.
Quand mes enfants étaient petits, et que je gérais les repas pour 4 midi et soir, 7 jours sur 7, toute l’année, j’avais mis au point un système assez efficace.

J’ai commencé par faire une liste sur la semaine, en notant pour chaque repas la composition de manière assez basique. C’est à garder précieusement, pour pouvoir s’y référer chaque semaine.

Par exemple :
lundi midi : purée de légumes – riz – poisson
lundi soir : potage – pâtes

mardi midi : gratin de légumes – poulet
mardi soir : céréales (semoule, boulgour, riz, etc…) – carottes

Ceci pour chaque jour de la semaine. C’était une façon de m’assurer que j’équilibrais les repas sur la journée, voire sur la semaine.

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Ensuite chaque semaine je reprenais cette liste et je n’avais plus qu’à varier les recettes.

Par exemple :
lundi midi 1 : purée de brocolis – pavés de saumon
lundi midi 2 : purée de potiron – filets de merlan

lundi soir 1 : soupe à la tomate – macaronis
lundi soir 2 : velouté de courgettes – spaghettis au basilic

mardi midi 1 : gratin d’aubergines – poulet basquaise
mardi midi 2 : gratin de chou-fleur – poulet roti

mardi soir 1 : semoule – carottes au cumin
mardi soir 2 : riz basmati – carottes au curry

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Cette organisation m’a permis de préparer mes menus bien plus sereinement pendant des années. 

Vous remarquerez que je n’ai pas noté les desserts. Chacun choisissant selon ses préférences entre yaourt, fromage, compote ou fruit frais.

Cette organisation demande un petit peu de temps au départ, pour mettre en place la liste de base. C’est à adapter selon vos activités également.

Une fois cela fait, vous verrez qu’établir la liste des menus chaque semaine deviendra un jeu d’enfant.
Vous pouvez même vous permettre de faire vos menus pour deux semaines, si besoin en vous aidant d’un calendrier des saisons des fruits et légumes. Cela se trouve facilement sur internet.
Evidemment il faut varier en fonction de ce que l’on trouve au fil des mois.
Pour reprendre mon exemple, les carottes du mardi soir pourront être remplacées par tout autre légume de saison.
Il ne s’agit pas de manger toute l’année exactement la même chose.

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Voilà pour cette première partie.
On se retrouve bientôt pour la suite.
Bon début de semaine à tous !


J’adore manger des pâtes, c’est mal ?

Voici une question que l’on se pose régulièrement, et qui pourtant ne devrait pas être un réel problème.

Les pâtes font partie des produits céréaliers, comme le pain ou la farine. Cela signifie qu’elles sont fabriquées à partir d’une céréale. En France, la majorité des pâtes sont faites à partir de blé, mais on en trouve également à partir de riz, de quinoa, etc…
La consommation de céréales et produits céréaliers est indispensable pour avoir une alimentation équilibrée.

Dans cet article, je vais parler uniquement des pâtes à base de blé.
Il existe des pâtes aux oeufs, des pâtes colorées (dans lesquelles le fabricant ajoute du concentré de tomates, des épinards, des épices pour les colorer), et des pâtes farcies (raviolis, etc…).

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Les pâtes contiennent des protéines, des glucides, des lipides, des fibres et de l’eau. Elles sont aussi pourvoyeuses de vitamines du groupe B et de minéraux. Les pâtes aux oeufs contiennent aussi des vitamines A et D (à cause des oeufs).

Coté valeur nutritionnelle, les pâtes sèches classiques sont assez énergétiques, avec environ 360 kcal pour 100 gr. Les pâtes complètes sont un petit peu moins énergétiques avec 350 cal pour 100 gr. Et elles sont plus intéressantes car elles contiennent plus de protéines que les pâtes courantes, moins de glucides, et le double de fibres.

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Donc si vous mangez beaucoup de pâtes, essayez de privilégier les pâtes complètes. Je me permets d’ajouter que si vous les prenez complètes, achetez plutôt des pâtes bio, puisqu’elles contiennent encore le son (enveloppe du grain de blé), et qu’il est préférable d’éviter de manger des aliments issus de produits traités avec des pesticides.
Vous trouverez des pâtes complètes bio en vrac à des prix intéressants dans les magasins de produits biologiques.

Les accompagnements

C’est généralement là que se situe le problème, et qui pousse à penser que manger des pâtes fait grossir.
L’accompagnement est essentiel. Si vous mangez des pâtes carbonara ou des ravioles à la crème avec du fromage râpé dessus trois fois par semaine, évidemment, vous allez finir par prendre du poids.

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Si vous ne pouvez pas vous passer de sauce type crème, je vous invite à essayer les crèmes végétales (surtout la crème d’amande qui est la plus neutre en terme de goût et la moins calorique) pour remplacer la crème de vache. Pour info, une briquette de 200 ml de crème liquide classique contient environ 290 kcal pour 100 ml, environ 170 kcal pour de la crème liquide allégée. La crème d’amande en contient seulement 90 pour 100 ml, et gustativement, dans un plat cuisiné, je vous assure qu’on ne voit aucune différence (je l’ai testé lors d’un dîner avec 6 convives).

Sinon, évidemment, l’idéal c’est d’associer des pâtes à des légumes. Comme les pâtes sont assez énergétiques, si on veut éviter de grossir en cas de grande consommation, autant y aller doucement sur l’accompagnement.
Les pâtes s’accommodent bien avec beaucoup de légumes : épinards, haricots, poireaux, courgettes, aubergines, champignons, tomates (qui est un fruit)… N’oubliez pas que les légumes doivent être au moins en quantité égale, voire en quantité supérieure aux pâtes.

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Et le fromage ? Je pense que vous pouvez tout à fait ajouter un peu de fromage râpé sur votre assiette de pâtes aux légumes. Les fromages généralement utilisés sont des fromages à pâte pressée (ou dure). Ce sont les plus caloriques, avec environ 350 kcal pour 100 gr de produit. Ils contiennent aussi des protéines et du calcium, alors oui vous pouvez en consommer avec vos pâtes, en quantité modérée, mais ne reprenez pas de fromage en dessert dans ce cas !

Pour conclure : si vous adorez les pâtes, privilégiez des pâtes complètes bio, accompagnées de légumes et éventuellement d’un peu de fromage râpé dessus (emmental, parmesan, etc…). Et surtout, variez les plaisirs !

Tout est une question d’équilibre 😉

Pour trouver des idées, vous pouvez visiter mon tableau Pinterest Pasta

Images : pixabay