Huile essentielle de Cèdre de l’Atlas

Bonjour,

Aujourd’hui, je vais vous parler de l’huile essentielle de Cèdre de l’Atlas (Cedrus Atlantica).

xcedre-de-l-Atlas.jpg.pagespeed.ic.UR9A1QkN_b
Le Cèdre de l’Atlas est un arbre de la famille des Abiétacées (ou Pinacées), originaire des montagnes de l’Atlas (Afrique du Nord).
Si son bois est utilisé en ébénisterie, sa résine servait aussi à embaumer les morts.

On obtient l’huile essentielle de Cèdre par distillation du bois.
Elle est composée essentiellement de sesquiterpènes (jusqu’à 70%), de sesquiterpénols et de cétones sesquiterpéniques.

Sa composition chimique lui vaut ses propriétés antiallergiques, anti-inflammatoires et sédatives. Elle active également le système lymphatique et veineux, et est donc efficace pour lutter contre la cellulite (elle est lipolytique).
On l’utilise aussi en cosmétologie pour les problèmes capillaires liés aux cheveux gras.

cedrus
L’huile essentielle de Cèdre de l’Atlas est utile en cas d’eczéma et d’infections de la peau, contre les oedèmes et l’arthrite, les rhumatismes (pour son action anti-inflammatoire, antalgique et antispasmodique).

Antivirale, antibactérienne et expectorante, elle peut aussi être utile en cas de rhume ou de toux. 

Enfin, sur le plan énergétique, cette huile essentielle aide à calmer la nervosité, contribue au retour de la sérénité, et de manière générale, donne force et courage.
Elle est associée au chakra coronal.

On peut l’utiliser par voie cutanée (en massage, diluée dans de l’huile végétale), en diffusion ou inhalation.

Précautions d’emploi:
Risques neurologiques et abortifs à forte dose.
Possibilité d’irritation cutanée
Ne pas utiliser chez la femme enceinte ou allaitante, ni chez les enfants et les personnes épileptiques.

Images: pixabay aujourdhui


Huiles essentielles : comment bien choisir ?

Bonjour,

Vous avez envie d’acheter des huiles essentielles mais vous ne savez pas sur quels critères vous baser ? Voici un article qui vous aidera à faire les bons choix.

essential-oils-1851027_640
Ce qui doit apparaitre sur le flacon

1 – En plus du nom commun de la plante, il faut que le nom botanique exact soit mentionné.
Si en plus vous cherchez une plante qui a plusieurs variétés, connaitre le nom botanique sera une aide précieuse.
Par exemple : Mélisse (Melissa Officinalis)

2 – Le chémotype. Une plante peut posséder plusieurs chémotypes. Le chémotype est la composition chimique d’une huile essentielle.
Au sein d’une même espèce végétale, on peut trouver des différences de composition chimique. Ces variations dépendent du cycle végétatif de la plante, de l’environnement (sol, climat, altitude, ensoleillement…), et aussi du mode d’extraction de l’huile essentielle.
On trouve souvent le chémotype indiqué par CT (exemple: Thym – Thymus vulgaris CT thymol. Le Thym compte six chémotypes différents)

Voici un autre exemple : L’Eucalyptus (qui comprend environ 600 espèces dans le monde)
Sous forme d’huile essentielle, on peut trouver:

  • l’Eucalyptus radié (Eucalyptus radiata) qui est expectorant et utilisé dans les maladies ORL. Il est composé d’1,8-cinéole et d’alpha-terpinéol.
  • l’Eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora) qui a des propriétés anti-inflammatoires, antispasmodiques et calmantes. Il est composé de citronellal et de citronellol.
  • l’Eucalyptus globulus (Eucalyptus globulus) utilisé dans les affections des voies respiratoires (bronchites, laryngites…) et composé de 1,8-cinéole.
  • l’Eucalyptus staigeriana (Eucalyptus staigeriana) qui est anti-inflammatoire (rhumatismes, courbatures, etc…) et composé de limonène, néral, géraniol, terpinolène et géranial. On l’utilise également pour calmer le stress et la nervosité.

    eucalyptus-2711285_640

J’ai mentionné ici quelques propriétés, mais souvenez-vous que les contre-indications varient également d’un type à l’autre.

Il existe d’autres sortes d’Eucalyptus, mais je ne vais pas tout citer. Je voulais simplement expliquer pourquoi le nom botanique et le chémotype doivent apparaitre sur les flacons d’huiles essentielles.

3 – La partie distillée : racine, écorce, bois, feuille, aiguille, fleur, zeste, plante entière.
Si, par exemple, vous souhaitez acheter de l’huile essentielle de Cèdre, vous trouverez le Cèdre de l’Atlas (Cedrus Atlantica), de l’Himalaya (Cedrus deodara) ou de Virginie (Juniperus virginiana), ce dernier faisant partie de la famille de Genévriers et non des Cèdres.

L’huile essentielle de Cèdre de l’Atlas est récupérée à partir du bois ou des aiguilles. Mais on trouve généralement la première, l’huile essentielle d’aiguilles étant plus rare.

cedar-526662_640
4 – Le pays d’origine de la plante. Comme je l’ai expliqué plus haut, la composition chimique dépendant beaucoup de facteurs environnementaux, une même plante cultivée dans deux pays différents n’aura pas tout à fait la même composition.

5 – Le numéro du lot et la date de péremption.

6 – La dénomination HEBBD qui signifie Huile Essentielle Botaniquement et Biochimiquement Définie. Cela signifie que les huiles essentielles sont entièrement définies sur le plan botanique (organe producteur de la plante, dénomination botanique latine exacte, chémotype, pays d’origine) et chimique. On trouve aussi HECT (Huile Essentielle Chémotypée), qui est utilisé par certains laboratoires, et qui est aussi un gage de qualité.

Le prix

Si vous découvrez les huiles essentielles, vous risquez d’être tenté(e) de vouloir en acheter beaucoup. Certains sites et magasins proposent des huiles essentielles à petit prix, bien sûr, c’est tentant. Pourtant ce n’est pas un bon calcul.

D’abord, il faut savoir que vous allez trouver de grandes différences de prix entre les huiles essentielles.

Les huiles essentielles biologiques auront un coût supérieur, puisque n’étant pas boostées par des engrais ou des pesticides, les plantes pousseront en plus petites quantités.
Certaines plantes sont rares, ou difficiles à cultiver.
Certaines fournissent beaucoup d’huile essentielle au poids, par rapport à d’autres.
Par exemple, pour obtenir un kilo d’huile essentielle de lavande vraie (Lavendula vera), il faut 150 kilos de sommités fleuries, contre 4000 kilos de pétales pour la Rose de Damas (Rosa damanesca).

damascena-111435_640

Privilégiez les petits producteurs. Il vaut mieux s’adresser à des personnes qui ne proposent pas des huiles essentielles venues des quatre coins du monde, et qui font leur travail sérieusement.
En faisant des recherches sur internet, vous trouverez des sites de producteurs basés par exemple dans le Sud de la France pour la lavande, la sarriette, des producteurs corses pour l’Hélichryse italienne ou les huiles essentielles d’agrumes, etc…
Je ne saurais que trop vous conseiller de choisir en priorité des huiles essentielles biologiques, ou éventuellement issues de plantes sauvages. 

Préférez la qualité à la quantité. Il vaut mieux s’acheter une huile essentielle de très bonne qualité mais plus chère, que trois ou quatre huiles essentielles à bas prix.
Vous verrez, si vous en achetez trop, que vous ne les utiliserez pas toutes, et que certaines ne vous conviendront pas.
Avoir un trop grand nombre d’huiles essentielles est inutile. Il vaut mieux en avoir peu mais bien les connaitre, et savoir les utiliser. En faisant trop de mélanges, et en connaissant mal les propriétés et les contre-indications, vous vous exposez à des réactions désagréables, voire dangereuses. 

J’espère que cet article vous aura permis de faire le point sur les critères à prendre en compte lors de vos achats d’huiles essentielles.

À très vite ! 🙂


Pour éviter qu’un rhume dégénère…

Bonjour 🙂

Aujourd’hui, je vais vous donner quelques conseils pour vous aider à soigner un rhume, et surtout éviter qu’il dégénère en bronchite ou autre…

Le premier conseil, c’est de commencer à vous soigner dès les premiers symptômes. Si vous attendez d’avoir de la fièvre et une toux, il vaut mieux consulter votre médecin.
Si vous commencez à avoir le nez qui pique, ou à éternuer, n’attendez pas pour vous nettoyer les fosses nasales avec un spray d’eau de mer, ou du serum physiologique.

essential-oils-2385072_1920
Vous pouvez aussi utiliser des huiles essentielles, si vous les supportez, et n’êtes pas enceinte, ni asthmatique.
L’huile essentielle de Ravintsara (Cinnamomum Camphora L.) est très efficace pour court-circuiter un début de rhume.
Composée de 50 à 60% de 1,8-cinéole et de terpènes, elle est antivirale, antibactérienne, stimulante immunitaire et mucolytique.
Vous pouvez l’utiliser en massage (diluée dans une huile végétale) sur le thorax, dans le dos et la voûte plantaire), la respirer au flacon, ou par voie orale (si vous êtes sûr(e) de bien la tolérer et en respectant impérativement les doses).
Pensez aux inhalations. Vous trouverez en pharmacie des produits prêts à l’emploi à base d’huiles essentielles.

infusion
Mon 3ème conseil, c’est de boire beaucoup ! De l’eau (pas glacée), du thé, des infusions de plantes.
Le thym (Thymus Vulgaris), par exemple, est une plante très intéressante pour soigner les infections hivernales. Il contient du thymol, qui est un anti-infectieux puissant, des phénols et des flavonoïdes.
Le serpolet (Thumys serpyllum) est également antiseptique et antiviral.
Vous pouvez sucrer vos tisanes ou infusions avec du miel (qui possède des vertus anti-bactériennes). Et ajouter du citron pour la vitamine C.

washcloth-1253981_640
Autre conseil, qui peut sembler superflu, mais qu’il est quand même bon de rappeler : ayez une hygiène rigoureuse ! Lavez vos mains après mouchage, évitez d’embrasser votre entourage comme du bon pain, éloignez-vous si vous sentez que vous aller éternuer, et ne toussez pas au visage des gens.

Côté alimentation, évitez les laitages et les plats gras/sucrés pendant quelques jours. Privilégiez les légumes et les fruits pour leurs vitamines. Reposez-vous.

luke-michael-27050

Et enfin, si vous sentez que votre rhume se complique, vous pouvez aller voir votre médecin traitant, mais évitez les urgences. Un rhume, sauf si vous avez d’autres problèmes de santé nécessitant une prise en charge rapide, n’est pas une urgence !
En vous rendant aux urgences pour un rhume, vous allez perdre du temps, et vous risquez d’en ressortir avec un cadeau bonus (grippe, gastro…). Avouez que ce serait dommage ! 🙂

Je vous souhaite un bon début de semaine.
Prenez soin de vous ! 😉

 

Images : Pixabay Unsplash


La phytothérapie dans un rééquilibrage alimentaire – Le métabolisme

Bonjour ! 

Aujourd’hui, dernier volet de la série d’articles sur l’utilité des plantes lorsque l’ont veut retrouver un poids de forme.
Je vais vous parler du métabolisme et de quelques plantes qui peuvent aider à l’augmenter.

Qu’est-ce ce que c’est ?

Le métabolisme de base représente la dépense énergétique minimale.

Au repos, l’organisme consomme de l’énergie pour maintenir en activité ses fonctions vitales : circulation sanguine, fonctionnement du cerveau, respiration, digestion, maintien de la température du corps, etc.

Le métabolisme de base est partiellement contrôlé par les hormones thyroïdiennes.
La quantité d’énergie dépensée varie d’un individu à l’autre, selon la taille, le poids,l’âge, le sexe, et l’activité de la glande thyroïde.

Certaines plantes contiennent des molécules capables d’activer le métabolisme cellulaire. Grâce à leurs propriétés stimulantes, elles dynamisent les diverses fonctions de l’organisme.
Ainsi, le métabolisme général est accéléré, induisant uneaugmentation des dépenses énergétiques, traduite par une fonte des réserves glucidiques et une perte d’eau.

Le Thé vert

Green tea

Originaire de Chine et du Nord de l’Inde, le théier est un arbuste dont on utilise les feuilles, qui peuvent être fermentées (thé noir) ou non (thé vert). Constitué de flavonoïdes, catéchols et tanins, il contient également des vitamines et minéraux, ainsi que des alcaloïdes (caféine et théophylline).
Les substances b遁fiques pour métaboliser les graisses empêchent l’accumulation du mauvais cholestérol (LDL) dans les artères, et l’apparition de maladies cardio-vasculaires.

Cette plante a de nombreuses autres vertus (cardiotonique, diurétique et stimulante).

Contre-indications et précautions : Diminution de l’absorption et de la biodisponibilité de certains médicaments (alcaloïdes, neuroleptiques et antidépresseurs) par les tanins.

Il diminue également l’absorption du fer.

On peut l’utiliser en infusion ou en gélule avant le déjeuner et le dîner.

Le Guarana

guarana-maigrir
Le Guarana est une plante grimpante originaire d’ Amazonie, utilisée par les Indiens du Brésil depuis l’Antiquité.

Les graines de Guarana sont très riches en caféine (environ 6 à 8%), et contiennent également des tanins catéchiques, des protéines, polysaccharides, des fibres (mucilage), de l’acide gallique et des vitamines.

Grâce à sa haute teneur en caféine, le Guarana est souvent utilisé pour favoriser la perte de poids, en augmentant la combustion des graisses.

Il est déconseillé en cas de maladie cardiaque, d’hypertension artérielle, d’anxiété et d’insomnie, d’ulcères gastriques et duodénaux. À éviter chez la femme enceinte, allaitante, et les enfants.

On l’utilise sous forme de gélules de poudre.

Le Yerba Maté

yerba-mate
Le Yerba Maté, ou Maté, est un grand arbre d’origine sud-américaine dont les feuilles comportent comme principale substance active de la caféine, qui donne au maté ses propriétés stimulantes.

Le Maté est constitué d’autres alcaloïdes, de vitamines, minéraux, flavonoïdes et tanins.

En phytothérapie, on utilise généralement les feuilles, ou les feuilles et les tiges. Elles sont coupées, légèrement grillées puis séchées, et enfin stockées plusieurs mois pour produire une légère fermentation. Le Maté est alors broyé et réduit en poudre fine.

Contre-indications et précautions : Comme tous les produits contenant de la caféine, le Maté doit être consommé avec prudence. Ne pas prendre en même temps que du Guarana, de la Noix de Kola (surdosage en caféine), de l’Ephédra ou de l’Orange Amère (les effets tonicardiaques et hypertenseurs combinés pouvant donner de graves troubles cardiaques).

On peut le prendre sous forme d’extrait fluide ou de poudre.

Voilà, j’espère que cet article vous a donné des informations utiles au sujet des plantes qui stimulent le métabolisme.

A très vite !

Images : unsplash ventreplatconseils eatthis

 


La phytothérapie dans un rééquilibrage alimentaire – La modération de l’appétit

Bonjour !

Aujourd’hui, voici mon deuxième article consacré à la phytothérapie lors d’un rééquilibrage alimentaire, et je vais donc vous parler de la modération de l’appétit.

Chez certaines personnes, la surcharge pondérale est liée à une mauvaise régulation de l’appétit. Et il arrive fréquemment que la faim soit confondue avec l’envie de manger. Ce sont pourtant deux choses différentes, la faim étant physiologique, et l’envie de manger plutôt psychologique. J’écrirai un article à ce sujet très bientôt.

Pour les personnes qui mangent vite et souvent trop (la sensation de satiété arrivant généralement au moins 15 minutes après le début du repas), on peut apporter une aide avec des plantes qui agiront comme « modérateurs de l’appétit ».
Ce sont des plantes qui, prises avec une boisson, gonflent dans l’estomac et donnent une impression de satiété. Leur utilisation peut être intéressante dans un premier temps, mais ne doit pas être considérée comme une solution à long terme. Il convient plutôt de comprendre pourquoi on mange trop, et de trouver des solutions pour y remédier de manière durable.

fucus-217880_640
Parmi toutes les plantes, les algues sont très indiquées pour obtenir cet effet modérateur l’appétit.
Parmi les plus connues, le Fucus (aussi appelé Varech), est constitué d’oligo-éléments, d’iode et de sels minéraux. Le fucus augmente le volume du bol alimentaire en gonflant dans l’estomac, et provoque donc une sensation de satiété.
Il est important de noter que c’est un stimulant thyroïdien, à ne pas consommer en cas d’hyperthyroïdie. A éviter également en cas d’allergie à l’iode. 
On peut le prendre sous forme de décocté, d’extrait aqueux ou de préparation magistrale.

Mousse-dIrlande-1
La Carragheen est aussi une algue, composée de carraghénates, de mucilages, de protéines, d’acides aminés , de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Elle a la capacité de former un gel qui se dissout facilement dans l’eau chaude.
Elle a un effet calmant et anti-inflammatoire sur les muqueuses digestives.
Il faut éviter de la consommer en même temps que des médicaments.
On peut la prendre sous forme de préparation magistrale (en gélules).

Konjac
Le Konjac est une plante originaire d’Asie, qui pousse à partir d’un tubercule pouvant atteindre 3 ou 4 kilos. Il contient une fibre appelée glucomannane, soluble et visqueuse, qui en présence d’un liquide, va former un gel gluant et très dense. Cette fibre jusqu’à 60 fois son poids en eau et ne contient pas de calories. C’est donc une plante de choix pour modérer l’appétit.
Il faut l’éviter en cas d’obstruction du tube digestif, ou de mégacôlon.
On l’utilise sous forme de gélules à prendre avant les repas.

Plantago ovata

Les graines d’Ispaghul (ou Plantain des Indes) sont utilisées en phytothérapie. Constituées de mucilages , d’huile grasse et d’acide linolénique, elles gonflent en présence d’eau et forment un gel volumineux qui provoque une sensation de remplissage. L’Ispaghul a également une action laxative, et aide à réguler le transit intestinal.
Déconseillé chez les nourrissons et les personnes âgées, il ne faut pas le prendre en cas d’irrigation du côlon.

Les quelques plantes citées ci-dessus ne sont pas les seules, il en existe d’autres qui aident également à modérer l’appétit, mais ce serait trop long de toutes les énumérer.

Et toujours les mêmes recommandations : ne prenez pas de plantes sans avoir consulté un professionnel. Naturel ne veut pas dire sans danger, il convient de faire attention aux contre-indications, et de savoir quelles quantités prendre pour que ce soit efficace sans être dangereux pour votre santé. 

J’espère que cet article vous a plu. La prochaine fois, je vous parlerai des plantes qui accélèrent le métabolisme.

Je vous souhaite un excellent début de semaine !

Images : pixabay algues.info importantmedicinalherbs lady-green


La phytothérapie dans un rééquilibrage alimentaire – Le drainage

Bonjour !

Aujourd’hui, je vais vous parler de la place de la phytothérapie dans le cadre d’un rééquilibrage alimentaire. C’est un peu plus « scolaire » que ma dernière série d’articles sur l’organisation des courses, mais j’espère que cela vous intéressera quand même.

L’utilisation des plantes  peut en effet être une aide précieuse pour optimiser les chances de réussite dans le cadre d’un rééquilibrage alimentaire.

Certaines plantes ont des vertus drainantes, d’autres agissent sur l’appétit ou encore le métabolisme, certaines sont utilisées contre le stress que peut engendrer un changement d’habitudes, et enfin certaines plantes peuvent aider à réguler un transit un peu paresseux (généralement lié au manque de fibres dans le cas d’un régime alimentaire déséquilibré et pauvre en végétaux).

Dans cette première partie, nous allons parler du drainage.

Qu’est ce que cela veut dire? Comment faire?

Le but du drainage est de détoxiquer l’organisme, accélérer la fonction d’élimination et maintenir ou rétablir le bon état des émonctoires. 

Le drainage c’est l’évacuation de fluides corporels.
Un émonctoire est un organe qui sert à évacuer à l’extérieur des déchets de fonctionnement de l’organisme : le foie, les reins, les intestins, la peau.

1 – Le foie

Lorsque l’on mange trop et/ou de manière déséquilibrée, le corps se met à stocker les aliments et les transforme en graisses. Les toxines s’accumulent et peuvent par exemple entraîner des troubles hépatiques.
Il est donc intéressant de nettoyer le foie pour permettre une bonne élimination des déchets et une accélération du métabolisme. 
Un foie en bon état permet d’avoir un meilleur transit et une meilleure élimination des déchets.

artichoke-2658344_640
Pour ce faire, on peut utiliser des plantes comme l’artichaut (sauf en cas d’allergies aux astéracées, ou d’obstruction des voies biliaires). On peut le prendre sous forme d’infusé ou de nébulisât (gélule).

radis-noir-copy

Le radis noir est aussi bien connu pour soulager le foie et la vésicule biliaire. C’est un draineur hépatique, urinaire, avec une action sur les intestins (bénéfique en cas de constipation).
Il faut éviter d’en prendre en cas de gastrite, et ne pas l’utiliser de manière prolongée en cas de dysfonctionnement thyroïdien.

rosemary-1888852_640
Le romarin a de nombreuses propriétés digestives et diurétiques, mais doit être utilisé avec précaution car il peut provoquer des irritations.
On l’utilisera plutôt en infusion, en décoction ou en extrait fluide.

2 – Les reins

Les plantes diurétiques, traditionnellement utilisées comme dépuratives, stimulent les reins et induisent une augmentation des urines. Elles sont généralement aussi actives sur le foie, en augmentant la sécrétion biliaire. Ces plantes sont indiquées pour diminuer la rétention d’eau. 

piloselle-977471_640
Parmi elles, la piloselle, qui en plus de son action diurétique, est antiseptique, en particulier vis-à-vis de certains germes responsables d’infections urinaires.
Elle aide principalement à traiter les problèmes de rétention d’eau, mais aussi à soulager les personnes souffrant d’oedèmes des membres inférieurs.
On peut la prendre sous forme de teinture mère ou d’extrait fluide.

orthosiphon-2699586_640
L’Orthosiphon (ou Thé de Java) peut également être utilisé pour drainer les reins. Il a une action diurétique mais aussi cholagogue (qui aide la vidange de la vésicule biliaire dans l’intestin), et est donc intéressant dans une démarche de perte de poids.
S’il n’y a pas de véritable contre-indication, il faut néanmoins faire attention en cas d’oedème cardiaque ou rénal. 
On peut le prendre sous forme de tisane, de nébulisât ou en extrait sec.

flower-2789833_640
Autre plante bien connue, la Reine des prés possède une activité antalgique et anti-inflammatoire très intéressante dans les problèmes articulaires.
Ses actions diurétiques et anti-oedémateuses peuvent apporter une aide efficace dans le cadre d’une perte de poids, et permettent de lutter contre la cellulite en facilitant l’élimination rénale de l’eau.
On ne l’utilisera pas en cas de grossesse, ou de prise d’AVK (médicaments anticoagulants). 
On peut la consommer en infusion, nébulisât ou en SIPF (Suspensions Intégrales de Plantes Fraîches).

Au risque de me répéter: ne prenez pas de plantes sans avoir consulté un professionnel. Naturel ne veut pas dire sans danger, il convient de faire attention aux contre-indications, et de savoir quelles quantités prendre pour que ce soit efficace sans être dangereux pour votre santé. 

Dans mon prochain article, je vous parlerai des plantes modératrices de l’appétit.

A très vite !

Images: academiedugout pixabay


§ Bien-être § Bien dormir, c’est possible

À certains moments de la vie, on rencontre parfois des difficultés pour s’endormir. Il arrive aussi que l’ on s’endorme relativement aisément, mais que nos nuits soient fractionnées par des réveils intempestifs.

Avant de vous faire prescrire un somnifère par votre médecin traitant, vous pouvez peut-être essayer plusieurs choses pour retrouver des nuits sereines.

sleeping-1159279_640

Votre couchage

Tout d’abord, si vous dormez mal parce que vous ne trouvez pas de position adéquate pour vous reposer correctement, et que vous vous réveillez le matin avec l’impression d’avoir lutté toute la nuit, pensez à vérifier votre literie.

Un sommier et/ou un matelas inadaptés peuvent être la cause de vos troubles. Ne négligez pas non plus votre oreiller. Il doit être adapté à votre morphologie et à la position dans laquelle vous dormez habituellement.
On privilégie un oreiller moelleux pour les personnes dormant sur le ventre, un oreiller un peu plus ferme pour celles qui préfèrent dormir sur le côté, et enfin un oreiller ferme si vous dormez sur le dos.

il_570xN.590261977_9nra

La chambre

Il est indispensable de bien aérer la pièce dans laquelle vous dormez, avant de vous coucher. Oui, même pendant les mois les plus froids de l’année.
La température de la chambre doit se situer autour de 18°, et si vous n’avez pas le temps ni l’envie de faire votre lit, pensez au moins à secouer les draps, la couette et remettre les oreillers en forme. On dort tout de même mieux dans un lit fait, ou au moins aéré.

IMG_0867-550x825

Quelques conseils pour mieux dormir (d’après l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, que je vous invite à consulter pour de plus amples informations)

  • Evitez de faire du sport ou une activité très stimulante après 19h.
  • Evitez les excitants : café, thé, sodas contenant de la caféine, vitamine C…
  • Favorisez les activités relaxantes le soir : musique douce, lecture, télé (choisissez des programmes sans violence ni stress)
  • Respectez votre rythme de sommeil (soyez attentif aux signaux : bâillements, yeux qui piquent, nuque lourde)
  • Ne regardez pas la télé au lit (ni un film sur votre tablette ou portable)
  • Un bain tiède pris au moins 2h avant le coucher peut vous aider à vous détendre, et favorise la profondeur du sommeil
  • Ne faites pas de repas trop copieux le soir (la raclette ou le boeuf bourguignon seront à déguster plutôt au déjeuner), et évitez l’alcool au dîner.
  • En cas d’insomnie de plus de 20 minutes, levez-vous et faites autre chose. Evitez les écrans, qui ne sont pas les amis de votre sommeil.

tumblr_o0t6bd1TKe1ql3qddo1_500

Le dîner

Je voudrais apporter quelques précisions au sujet du repas du soir.
Les sources de protéines animales (et en particulier la viande rouge) demandent beaucoup d’efforts à votre système digestif, en particulier si vous les consommez le soir.
Il est donc préférable d’opter pour des protéines végétales, ou pas de protéines du tout si vous en avez pris suffisamment aux autres repas.

Essayez de ne pas aller vous coucher juste après le dîner. Idéalement, il faut compter au moins deux heures entre l’heure du dîner et l’heure du coucher.

Ne sautez pas ce repas ! Penser que cela vous fera perdre du poids plus vite est une erreur. Votre corps, et votre cerveau ont besoin d’énergie pour bien fonctionner pendant le sommeil. Si vous ne dînez pas, vous risquez d’avoir faim dans la nuit et de vous réveiller.

zucchini-1804460_640
Les plantes

Un certain nombre de plantes peuvent vous aider à améliorer votre sommeil.
On les prend généralement sous forme de tisanes, ou d’extraits fluides, de teintures mères…

Les plus connues ayant des propriétés relaxantes et/ou sédatives sont la valériane (Valeriana Officinalis L.), la mélisse (Melissa Officinalis L.), le tilleul (Tilla Cordata Mill.), l’aubépine (Crataegus oxyacantha L.), le pavot de Californie (Eschscholzia californica Cham.), la lavande vraie (Lavandula angustifolia).

Du côté des huiles essentielles, on peut citer la lavande fine (Lavandula angustifolia), la camomille romaine (Chamaemelum nobile), l’orange douce (Citrus aurantium).

Lorsque vous utilisez des plantes, veillez toujours à prendre conseil auprès d’un professionnel. Certaines plantes peuvent être dangereuses en association avec certains médicaments, ou lors de certaines pathologies. Il convient également de faire preuve d’une grande vigilance en cas de grossesse et pour les enfants. Une personne compétente saura vous aider à faire les bons choix.

herbal-tea-1410565_640

Pour finir…

Si malgré tous ces conseils vous ne voyez pas d’amélioration, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant, qui saura certainement vous aider à améliorer la qualité de votre sommeil.

Images : 1, 5, 6 2 3 4